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.......................................................................................................................................................Manuelo Lopez retrouvé mort. La police pense qu'il s'agit d'un tueur à gages.
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........................................................................................................................................................ La police a confirmé ce matin que le témoin de l'accusation, Manuelo Lopez a été trouvé sans vie, ce matin, dans son vaste appartement New-Yorkais. ............................................................
Les enquêteurs indiquent qu'une arme à feu -munie d'un silencieux à en juger l'impacte de la balle- a été utilisée. Le coup a été porté en pleine tête. ..............................................................
Le manque de témoin rendrait cette enquête particulièrement difficile. La police n'a absoluement aucun indice sur l'apparence du tueur, personne ne l'ayant vu sur les lieux du crime. ............................................................................................................................................
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Manuelo Lopez, 43 ans, était un cubain expatrié, ou plutôt "exporté" par Fidel Castro, comme tant d'autres criminels à la fin des années 80. Lopez avait passé toute sa vie dans le crime organisé...........................................................................................................................................
Il s'était très vite acoquiné avec Bobby Falconetti et Sonny Mazur pour former le trio de trafficants de drogues le plus connu de Miami. On estime qu'ils ont passé plusieurs tonnes de cocaïne en provenance des Bahamas dans les années 90. Ils se sont ensuite installés à New-York, où ils tenaient un réseau très important et très rentable. ...................................................
Manuelo Lopez était recherché par le FBI pour le meurtre de Greg Zugowski, un témoin gênant pour le trio. Ce dernier était un résidant de New-York City. Lopez avait fini par se rendre après une cavale de plusieurs mois et bénéficiait du programme fédéral de protection des témoins. ...
Plus de 20 000 personnes ont déjà bénéficié de ce programme de protection aux Etats-unis, entré en vigueur dans les années 70, et dont Greg Zugowski faisait aussi partie. ......................
Aussi, cette fin de vie est pour le moins des plus ironique. [...] ........................................................
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Selon certaines sources, les enquêteurs pencheraient vers la thèse d'un règlement de compte, suite au traffic de drogue dont s'occupait la victime......................................................................
L'idée d'un complot, qui aurait eu pour objectif de maquiller cet assassinat en meurtre mafieux, reste tout de même plausible. ......................................................................................................
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Quoi qu'il en soit, le coupable est parvenu à ses fins et c'est maintenant dans un épais brouillard que la police tente de faire avancer l'enquête. .............................................................
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.......................................................................................................................................................<< Le journal s'écrasa dans un bruit sec contre le comptoir de marbre devant lequel je me tenais debout.
Un trafficant de drogue qui tue un témoin gênant avant d'être lui-même assassiné ! Et le tout, sous la surveillance de l'Etat... Mais où va le monde... ? songeai-je.
Je terminai d'avaler mon café avant de remettre en place ma tasse et d'aller me préparer. Il était presque 8h et, pour la première fois depuis le début de ma carrière, j'étais en retard.
En arrivant sur le seuil de la porte de ma chambre, je m'immobilisai. Le silence et le calme absolu régnait dans cette pièce où, quelques heures plutôt, avaient eu lieu des ébats bruyants et intenses. Ma partenaire s'était avérée être tant exigeante qu'insatiable. Aussi, après avoir fait plusieurs fois l'amour, je m'étais endormi mais, à mon réveil, elle n'était plus là. Seul un petit papier où figurait un "À un de ces quatres, Doc'!" et le désordre qui régnait dans la pièce me permettaient de me garantir la véracité de ce qui s'était passé quelques heures plus tôt, d'être certain que tout cela n'avait pas été un simple rêve.
Je ne connaissais que très peu cette Savannah mais cette nuit passée auprès d'elle m'avait suffit pour déceler en elle un grand nombre de contradictions. Elle avait éveillé ma curiosité. Si elle avait été une de mes patientes, il lui aurait probablement fallu plusieurs années de thérapie pour pouvoir enfin s'ouvrir sincèrement.
La sonnerie de mon téléphone me rappela à l'ordre et je décrochai. C'était ma secrétaire : mon premier patient de la journée était déjà arrivé tandis que je n'étais pas encore parti de chez moi.
Il était près de 16h30 et mon dernier patient venait de quitter les lieux, ainsi que ma secrétaire et je me retrouvais donc seul dans mon cabinet. Je ne recevais jamais aucun patient au-delà de 16h30, c'était ma règle d'or. Néanmoins, je ne rentrais pas chez moi avant 19h : je travaillais mes dossiers avec attention et passion jusqu'à cette heure-là.
J'étais en train de revoir un dossier d'un de mes patients, atteint de schizophrénie, quand la sonnette se fit entendre. Je fronçai les sourcils tandis que je reposai patiemment le dossier et repoussais mon fauteuil avec calme. Je sortis de mon bureau et allai jusqu'à l'accueil. De là, la porte d'entrée vitrée était en plein champ de vue et un homme attendait. Il était dans un grand état d'agitation. Les paupières qui clignaient sans cesse, la jambe battante, la bouche crispée qui tirait de longues bouffées de nicotine. Son regard tomba alors sur moi et l'homme me fit un signe de la main. Intrigué, j'allai lui ouvrir la porte.
_ Bonjour Monsieur. Vous souhaitez obtenir un quelconque renseignement ?
_ J'suis juste là pour causer !
_ Eh bien, je ne reçois plus aucune visiste à cette heure-ci. Ma secrétaire a terminé sa journée mais je peux moi-même vous donner un rendez-vous le plus rapidement possible, si vous le désirez.
_ J'ai pas l'temps d'attendre. Il m'faut pouvoir parler, c'est urgent !
Il se racla bruyament la gorge.
_ Vous voulez bien m'écouter maintenant s'vous plaît ?
Il jeta son mégot de cigarette à l'extérieur, sur les marches du péron.
Nouveaux clignements de paupières et main passée nerveusement dans ses cheveux.
Il sortit enfin un paquet de sa poche et porta une nouvelle cigarette à sa bouche.
_ Ecoutez Monsieur, je veux bien faire une exception pour cette fois-ci seulement et vous recevoir maintenant mais, s'il-vous-plaît, ayez l'obligeance de reposer cette cigarette et de ne pas fumer à l'intérieur de mon cabinet.
_ Comme vous voulez Doc' ! ricanna-t-il avant d'obéir.
Un poids m'opressa la poitrine. Doc'... Cette Savannah ne m'avait apparament pas seulement laissé le souvenir d'une nuit mémorable. Elle semblait m'avoir laissé une marque à l'intérieur de moi-même. Peut-être était-ce simplement car l'événement était tout récent ? Ou alors était-ce ainsi que cela allait se passer dorénavent ? Sa simple façon de parler allait m'encombrer l'esprit dès qu'un de mes patients ou une quelconque autre personne allait employer certains termes ?
_ Dites, ça roule ? s'étonna l'inconnu.
_ Je vous demande pardon ?
_ J'sais pas, vous aviez l'air ailleurs... marmonna-t-il.
_ Excusez-moi. Suivez-moi, nous allons nous installer dans mon bureau, nous y serons mieux pour travailler.
Une fois qu'il s'était assis à l'une des extrémités du sofa et que je m'étais installé dans mon fauteuil, l'homme sembla se décontracter. Il s' appuya contre l'épais coussin molletonné qui servait de dossier et joignit ses mains derrière sa tête.
_ C'est sympa ici, vraiment relax' ! lâcha-t-il.
_ Vous avez besoin de détente ?
_ Et pas qu'un peu !
Rire bref.
_ Mais étant donné mon style de vie, la détente est un luxe que j'peux que rarement m'permettre.
_ Qu'entendez-vous par-là, ... ?
_ Jayson. Je m'appelle Jayson.
_ Très bien, Jayson. Alors, que voulez-vous dire par votre style de vie, Jayson ? Avez-vous un emploi difficile ? questionnai-je, tout en griffonanant dans mon bloc-notes.
Il détacha ses mains et en laissa une retomber sur l'accoudoir, gardant la deuxième à l'arrière de son crâne. Ses doigts battaient en cadence. Il lâcha un soupir. Apparament, le sujet semblait... quelque peu glissant.
_ Jayson?
_ Dites, votre histoire du secret professionnel, c'est pas d'la connerie hein ?
_ Vous pouvez avoir parfaitement confiance en moi, Jayson. Le principe du respect du secret professionnel est un des fondements absolus de l'action du psychologue, comme le rappellent de nombreux articles du Code de la déontologie. Je me dois de respecter cela, lui dis-je en le regardant dans ses yeux fuyants. Quoi que vous ayez à dire, Jayson, vos paroles ne sortiront en aucun cas de cette pièce. Je vous écoute.
_ Très bien.
Le bruit de battement qu'exercaient ses doigts contre l'accoudoir stoppa promptement. Ses deux mains étaient à présent posées sur ses cuisses. Son regard vint se planter dans le mien.
_ J'ai buté un mec.
Il m'avait avoué cela avec une désinvolture totale très troublante. Je n'étais même pas sûr d'avoir saisi le sens de sa phrase.
_ Vous avez buté un mec, répétai-je
_ Ouais, c'est c'que j'viens de dire.
_ Etait-ce un accident ? demandai-je, tentant de cacher mon hébêtement.
_ Non.
_ Comment cela s'est-il produit Jayson ?
_ Je l'ai descendu avec un flingue, si c'est c'que vous vouliez savoir.
_ Pourquoi avoir fait cela ? Est-ce votre travail ?
Son regard ne me lâchait pas. Pour la première fois depuis le début de ma carrière, je ne me sentais pas à l'aise face à un de mes patients. Je cilla des paupières puis regardai mon bloc-notes. Jayson semblait de plus en plus à l'aise face à moi et à ses propos.
_ Mon job, c'est d'fournir mes clients, pas de descendre des gars, m'expliqua-t-il.
_ Depuis combien de temps êtes plongé dans le monde de la drogue, Jayson ?
_ Depuis environ... onze ans.
_ Quel âge avez vous ?
_ Vingt-sept ans.
_ Que s'est-il passé dans votre adolescence Jayson ? Pourquoi avez-vous commencé à flirter avec cet univers ?
Rire sec.
_ J'suis pas de issu des bons quartiers. Le Bronx, ça vous parle ?
_ Bien entendu.
_ Mon père s'est tiré quand j'avais deux ans. Ma mère pouvait pas m'laisser tout seul alors il a bien fallu qu'elle trouve un boulot minable dans le quartier, sans parler du taudis dans lequel on vivait. J'suis allé à l'école, au début. Mais plus les années passaient, plus ma mère se faisait du soucis pour moi, mes études et mes fréquentations. Je devais avoir quatorze ans lorsque j'ai rencontré Sonny. Il était, depuis des années, mon modèle. C'était un truand, tout le monde le craignait dans le quartier. Mais pas moi. Moi, je l'admirais.
_ Pourquoi lui témoigniez vous de l'admiration ?
_ J'sais pas. J'le trouvais simplement très classe.
_ Vous m'avez dit avoir commencé le traffic de drogue dès l'âge de seize ans. Pourtant, lorsque vous avez enfin rencontré Sonny, vous aviez seulement quatorze ans, dis-je en jetant un rapide coup d'oeil à mes notes. Que s'est-il passé durant ces deux années, Jayson ?
_ Ma mère est tombée malade et a été forcée d'arrêter de travailler. J'ai donc du laisser tomber l'école pour me chercher un job. J'avais du mal à gagner suffisament d'argent pour payer toutes les factures, vous comprenez ? Pendant deux ans, j'ai quand même bosser dans un garage pourri... deux ans ! Mais finalement, ma mère était de plus en plus malade, il y avait les frais d'hôpital à payer et Sonny a eu vent de nos problèmes. C'est là qu'il m'a proposé de travailler pour lui.
_ Je vois. Qu'en a pensé votre mère ?
_ Pas grand chose : elle n'était au courant de rien, elle ne vivait plus à la maison mais dans une chambre d'hôpital.
_ Et lorsqu'elle est revenue chez vous ?
_ Elle n'a pas eu le temps. Elle a terminé ses jours au Centre hospitalier municipal du Bronx.
_ Qu'avez-vous ressenti après cela ?
Jayson soupira et ses yeux se rivèrent sur le bout des ses chaussures noires.
_ Etiez-vous en colère ? Contre l'Etat, qui n'aide pas financièrement ses citoyens lorsqu'ils sont malades et dans le besoin ? Contre votre père, qui vous avait abandonnés des années plus tôt sans rien vous laisser ? Contre vous même, qui vous étiez montré faible et vous étiez ouvert au monde des traffics de drogue ? interrogeai-je.
Il se redressa brusquement, croisant ses bras et appuyant ses coudes sur ses cuisses entre-ouvertes.
_ Dites, c'était pas du tout dans mon intention de parler de ma jeunesse, d'accord ? J'suis pas là pour ça.
_ Pourquoi n'aimez-vous pas parler de votre passé. Pourquoi ? Est-ce parce que c'est durant votre adolescence que vous avez du faire certains choix qui vous ont, aujourd'hui, menés droit dans le mur ?
_ J'me suis pas planté dans un mur ! se défendit-il.
_ Vraiment ? Jayson, vous avez assassiné un homme. Que ressentez-vous à ce propos ?
Il scruta chacun de mes murs avant de redresser une manche de sa chemise pour consulter sa montre.
_ Au moment ou j'ai appuyé sur la gachette, j'ai ressenti un malin plaisir, une puissance extrême. Une fois que le mec s'est pris la balle dans l'cerveau, j'étais frustré. Tout s'était passé si vite. Cet après-midi, j'ai éprouvé le besoin d'en parler à quelqu'un, je voulais partager ça avec quelqu'un et c'est maintenant chose faite. J'me sens bien.
_ Pourquoi avez-vous tué cet homme Jayson ?
_ Il avait un buisness avec Sonny et un autre type.
_ J'ai cru comprendre cela en lisant le journal ce matin, acquieçai-je.
Il se leva du sofa et se mit à faire les cent pas.
_ Jayson, n'ayez aucune crainte. Je suis à votre écoute et ne révèlerai absolument rien.
Il tourna la tête en ma direction et me lanca un sourire qui paraissait presque sympathique.
_ Vous savez, j'fréquente une fille depuis quelques temps... Elle est vraiment spéciale.
_ Spéciale, répétai-je. Pourquoi cela ?
_ Elle veut pas qu'on vive ensemble mais elle veut pas qu'on se sépare pour autant.
_ Peut-être est-ce trop tôt pour elle. Ou encore peut-être a-t-elle peur de l'engagement. Depuis combien de temps vous fréquentez-vous ?
_ Depuis environ deux ans, souriat-il.
_ Sait-elle que vous revendez de la drogue, Jayson ?
Il se rassit tranquillement sur le sofa.
_ C'est comme ça qu'on s'est rencontrés.
_ Je vois. Allez-vous lui parler de ce qui s'est passé avec Manuelo Lopez ?
_ C'est hors de question ! s'exclama-t-il.
_ Jayson, pourquoi avez-vous tué cet homme ?
Les ailes de ses narines se mirent à frémir et son regard qui, auparavant, s'était adouci devint glacial.
_ Avez-vous entendu parlé des cravates colombiennes Doc' ?
Un frisson me parcourut l'échine.
_ Eh bien, oui. Cela consiste à trancher la gorge de la victime puis de faire ressorti la langue par l'entaille. C'est une torture.
_ Bien, bien. C'est exactement ça.
Il humidifia ses lèvres avec un claquement sec.
_ C'est ce que cet enfoiré de mes deux lui a fait !
_ À qui a-t-il fait cela ?
_ Ma... ma petite-amie de l'époque. Vous comprenez, elle venait d'une famille de flics. Elle et moi, c'était du sérieux. Je devais m'en sortir, on devait construire notre vie ensemble.
Main passée rapidement dans les cheveux.
_ Elle m'aimait, reprit-il. Elle s'en fichait que j'sois dealer, elle disait que c'était pas important, qu'elle croyait en moi et que j'allai recommencer une vie meilleure, ailleurs. Elle m'aimait... Sonny, il le savait ! Il le savait ! J'lui ai dit que j'allais partir, que j'allais abandonner les traffics. Quelques jours plus tard, Taylor était retrouvée morte. Auncun indice. Aucun témoin. Rien. La police n'a rien pu faire. Mais moi, j'savais très bien que sa mort n'était pas anondine.
_ Et même après cela, vous avez continué à travailler sous les ordres de Lopez ? m'étonnai-je.
_ J'savais pas bien qui avait commandité ce meurtre. J'savais pas lequel de ces enfoirés avait fait le coup. Alors j'ai continué à bosser pour eux. Pendant cinq putain d'années, j'ai continué ce fouttu merdier ! Et il y a quelques jours, Sonny s'est ramené chez moi. Il voulait m'causer. Et là, il a laché le morceau.
_ Qu'a-t-il dit exactement ?
_ Que Lopez n'avait pas bien pris la nouvelle de mon départ, surtout avec une fille de poulets. Je savais des choses bien trop importantes pour qu'on me laisse partir avec elle. Il paraît qu'il s'est alors mis à douter sur un max' de choses. Il a eu peur que Taylor soit au courant de certaines affaires alors...
_ Votre vie est riche en émotions Jayson. C'est regrettable que vous n'ayez pas songé à consulter avant.
_ À quoi bon ? Si j'suis ici, c'est juste parce que j'ai buté un type ! Mais après cette séance, c'est terminé, j'reviendrai pas, vous pouvez m'croire.
_ Jayson, je sais que c'est à vous de prendre ce genre de décisions mais je crois sincèrement que vous devriez revenir. Vous auriez besoin de plusieurs séances encore.
_ Et puis quoi encore !
Il se leva et ouvrit la porte de mon cabinet.
_ Dans le genre "dépenses extravagantes", ce rendez-vous est le seul et unique à l'être de toute ma vie.
Il revint vers moi tout en enfouissant une main dans sa poche et en ressortit de nombreux billets verts. Il me tendit 200$.
_ Vous me surévaluez, c'est beaucoup trop, souriai-je.
Il m'accorda un véritable sourire durant une fraction de seconde puis tourna les talons et sortit du bureau. Je le rattrapai dans la salle d'attente.
_ Votre petite-amie sait-elle votre passé Jayson ? Les problèmes que vous avez rencontrés dans votre jeunesse ?
_ Elle et moi, on a quand même eu un minimum de conversation !
_ Bien ! Et que penserait-elle du fait que vous soyez suivi ?
Il rit à gorge déployée.
_ Ecoutez, arrêtez d'perdre votre temps. J'aime pas rester enfermé, assis, à discuter de ma vie et surtout à ne pas pouvoir fumer. En tout cas, le coup de la petite-amie inquiète était bien trouvé mais j'peux vous dire que Savannah préférerait me savoir mort plutôt que de fréquenter un psy !
Il m'adressa un dernier regard puis s'engouffra dans le froid glacial des rues New-Yorkaises, allumant immédiatement une cigarette.
Savannah. Décidément, elle n'en avait pas encore fini avec moi et ma vie...